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L'annulation du dernier scrutin des municipales de Corbeil-Essonnes a été à nouveau recommandée le 22 mai par le rapporteur public du Conseil
d'Etat, qui s'est également prononcé pour l'inéligibilité d'un an de l'actuel maire Serge Dassault (UMP), accusé d'avoir acheté des voix.
La plus haute ju
ridiction administrative française, saisie par Bruno Piriou, candidat PCF battu à ce scrutin, devra rendre son arrêt "dans les
jours ou les semaines" à venir, a dit Me Arnaud Lyon-Caen, avocat du plaignant.
Après une première audience le 25 mars aux avis presque identiques, le Conseil d'Etat avait décidé un supplément d'instruction et la tenue d'une
nouvelle audience le 22 mai.
Luc Derepas, rapporteur public (nouveau nom du commissaire du gouvernement, qui dit le droit), a relevé que le "don d'argent avec contrepartie électorale" était "contraire à
la loi" et pouvait "entacher la sincérité du scrutin". Il a estimé que plusieurs témoignages en ce sens étaient "suffisamment circonstanciés pour établir la réalité d'une telle pratique" à
Corbeil-Essonnes (Essonne).
L'opposant communiste se voit par ailleurs reprocher de n'avoir pas inclus certaines dépenses dans ses comptes de campagne, comme la location d'une salle qu'il croyait
"gratuite". Il risque lui aussi une peine d'inéligibilité d'un an mais plaide "la bonne foi".
"Climat de menace"
Luc Derepas s'est prononcé pour l'annulation du scrutin des municipales qui s'était joué à 170 voix, et pour l'inéligibilité d'un an du sénateur Dassault. Il avait jugé
"insincères et en déséquilibre" les comptes de campagne du candidat UMP, du fait de ces "dons".
Me Arnaud de Chaisemartin, avocat de Serge Dassault qui dément les faits, a plaidé "la faiblesse des affirmations" des témoins dont certains se sont rétractés en cours de
procédure.
Me Lyon-Caen a dénoncé un "climat de menace" et une "atmosphère de type mafieux" à Corbeil-Essonnes. "Malgré la personnalité de Serge Dassault, le rapporteur public souhaite
qu'à Corbeil-Essonnes comme ailleurs, les lois de la République et la démocratie soient respectées", s'est réjoui, à l'issue de la séance, Bruno Piriou qui s'est dit "menacé de mort".
Le constructeur aéronautique, 84 ans, a été élu pour la première fois à la mairie de la sous-préfecture de l'Essonne en 1995.
AFP
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autrement rien à dire sur votre article il retrace bien ce que j'ai entendu vendredi dernier au Conseil d'Etat.